Blog récapitulant mes entrainements et compétitions de course à pieds et de cyclisme
SAINT-JEAN-DE-MAURIENNE (Savoie), 18 mai 2011 (AFP) En slip et charentaises, passer trois minutes dans un frigo à - 160 degrés: c'est le traitement de choc réservé à l'équipe cycliste La Française des Jeux qui mise sur la cryothérapie pour aider ses coureurs à mieux récupérer.
Au saut du lit, avant même le premier café, et en fin d'après-midi, après une journée à enchaîner les cols alpins, ils sont invités à faire une immersion du corps de 180 secondes dans une cabine cylindrique, pour un bain gazeux d'azote glacé d'où submergent seulement la tête et les mains.
"Le matin, ça réveille !", lâche Sandy Casar, en descendant du camion. "Si cela peut aider à la récupération... Nous sommes des sportifs de haut niveau, et ce sont des petites choses qui peuvent aider à faire la différence", estime l'un des coureurs vedettes de la FDJ du Tour de France.
Comme ses coéquipiers, il est curieux de voir s'il en ressent les bienfaits escomptés sur les jambes au bout d'une semaine d'entraînement en Maurienne, où l'équipe a fait venir spécialement une unité mobile de cryothérapie.
"Nous le testons pour la première fois cette semaine en stage, puis en grandeur nature pendant le Dauphiné Libéré, en juin. Si les coureurs adhèrent, on le mettra alors en place lors du Tour de France", souligne le médecin de l'équipe, Gérard Guillaume.
Le monde du vélo n'est pas le premier à s'intéresser aux vertus d'une brève exposition au froid extrême. Répandue en Allemagne et en Pologne, la cryothérapie corps entier gagne timidement le milieu sportif français. Les joueurs de rugby fréquentent déjà régulièrement les rares centres en France, dont celui de l'Insep à Paris, doté depuis 2009 d'une chambre froide à - 110 C.
"Quand vous entrez, le choc thermique génère une vasoconstriction, suivie d'une vasodilatation quand vous en sortez. Cela va avoir un effet sur la douleur, mais aussi sur les facteurs de l'inflammation", explique Eric Jousselin, chef du département médical de l'Insep.
"Elle est utile pour les sportifs qui ont des problèmes inflammatoires, des tendinites, des problèmes musculaires, articulaires à la suite de traumatisme... Mais nous sommes surtout sollicités dans un but de récupération", souligne-t-il.
Or, bien récupérer est l'une des clés dans les épreuves d'endurance, surtout dans des compétitions aussi éprouvantes que la Grande Boucle. Alors que l'Union cycliste internationale (UCI) a décidé de bannir depuis début mai les injections de quelle substance que ce soit, la cryothérapie pourrait bien faire des adeptes dans le peloton.
"C'est une alternative naturelle à toutes les tentations, efficace pour la santé et la récupération", estime le Dr Guillaume, selon lequel la cryothérapie a de multiples petits plus, comme aider le corps à lutter contre les infections, agir sur l'humeur, ou contribuer à bien dormir.
"Nous étions dans les premiers à refuser les injections. Là nous faisons un pas de plus", affirme le médecin.
Membre du Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC), la Française des Jeux, qui prône des méthodes d'accompagnement de l'e fort respectant l'éthique sportive et médicale, montre ainsi qu'elle n'est "pas forcément une équipe ringarde, mais pouvant faire preuve d'innovation".
Une unité de cryothérapie itinérante a cependant un coût, qui se chiffre en milliers d'euros, et nécessite une bonne organisation.
"Pour le Tour de France, où l'équipe change d'endroit tous les jours, il y a toute la complexité de la logistique", explique le gérant de CryAntal, Samuel Queniart, dont le premier souci sera d'assurer le bon ravitaillement de la cuve en azote.
Demain, en rentrant la BUSH CLASSIC, je vire tout ce que j'ai dans mon congélateur et j'pique un p'tit somme dedans.....j'vous raconterai les effets.......