Blog récapitulant mes entrainements et compétitions de course à pieds et de cyclisme
Mercredi 18 Aout 2010, 09h35
J’avais prévu de me lever de bonne heure ce matin, pour attaquer La Colombière par ses deux versants, mais j’étais trop bien dans mon lit, alors j’ai joué les prolongations…. Avant de m’élancer tout de même.
Aïe, la météo a changé par rapport à hier : il fait gris dehors….
Mais qu’importe, j’ai décidé de rouler, alors je vais rouler…
Je prépare tout mon matos et pars à l’aventure en n’oubliant pas d’emporter mon bonnet, ma veste thermique et mon k way…..(pour les descentes)
Il fait 13 degrés lorsque je descends en direction du Grand Bornand.
De nombreux cyclistes prennent la même direction….
Tout le monde va attaquer La Colombière…..
Ça grimpe dès l’entrée du Grand Bornand et rapidement, je colle un cycliste qui grimpe sur un bon p’tit rythme : je suis dans sa roue à 150 pulses environ (plus question de parler de vitesse...en montagne, ça sert à rien..)
J’ai décidé de rouler avec lui en guise d’échauffement, pour ne pas me griller non plus…
On reviendra lentement sur un «cyclo rando campeur» qui s’accrochera à notre train train…..
Il a du mérite, il roule sur un Rock rider, roues route, il est chargé comme un bourricot.

Mais, j’en ai vite marre de cette allure de sénateur, qui commence à m’énerver et je sais que je ne vais pas rouler sur ce rythme jusqu’en haut……
C’est à la sortie du CHINAILLON, lorsque la pente devient plus raide, que j’ai décidé de me faire plaisir….en solitaire….
Alors je quitte mes coéquipiers et pars, pour toujours taper au dessus de 160 pulses…..
C’est à cet instant, au 12 eme kilomètre précisément, que j’ai commencé à apprécier mon ascension, LA mienne….
Je n’étais plus dépendant du rythme imposé par mon compagnon de route, je gérai seul ma grimpée….
J’ai réalisé à cet instant, que j’évoluais dans un cadre dantesque….au cœur des montagnes, dans un silence…..ou seuls le cri des marmottes et le son des cloches des vaches se faisaient entendre…..
J’ai accéléré sur les dernières centaines de mètres du col pour découvrir au sommet, une vue panoramique sur la chaîne du Mont Blanc qui vous scotche….
Tout apparaît comme par magie, progressivement, à chaque coup de pédale supplémentaire, alors qu’on cherche la ligne qui délimite le sommet….. Le spectacle est splendide……
J’attendrai l’arrivée de mes coéquipiers avec qui j’échangerai quelques mots : Le randonneur terminait sa route des grandes alpes : Il était parti de Menton il y a 15 jours pour se taper 14 cols. La Colombière était son avant dernière ascension….
Il y a beaucoup d’échange et de sourires entre cyclistes en haut des cols : l’euphorie de l’altitude peut être ? Ou plutôt, la joie de partager ses exploits…..
La descente sur LE REPOSOIR sera faites prudemment… La route est très étroite et le ravin toujours proche.
J’ai été refroidi par toutes ces traces de gomme très fines , présentes à l’entrée de certains virages piégeux …..
Certaines traces de 700X23 menaient directement dans le décors …. Ça m’a sérieusement calmé…..
Et puis juste avant LE REPOSOIR, alors que je regardais les lacets en contre bas, j’ai tapé un trou alors que j’avais les mains sur les cocottes…..Ma roue avant n’a rien eu, mais comme j’avais le bras gauche super tendu, j’ai ressenti une de ces douleurs dans le poignet et le coude qui m’ont fait rager de colère jusqu’au bas du col……
Je venais de descendre 7 kilomètres, que je me devais de remonter…….
Là, les amis, j’ai mangé…. Je l’ai eu dur…….Très dur : Rien à voir avec l’ascension faites par LE CHINAILLON…..Un pourcentage plus élevé et un petit vent de face que j’avais sous estimé….
Le cardio a frappé fort et certains passages en particulier sur la fin, seront effectués sur le 34X25.….et encore…..à certains moments, je regarde entre mes jambes si je ne suis pas sur le 34X23, parce que j’en montrai bien encore une petite……Mais non, je suis à gauche…..tout à gauche…..
Je reviendrai sur un «ancien», pour qui les 500 derniers mètres sont terribles…..il zigzague de tous côtés mais ne posera pas le pied à terre…..
Derrière moi, certains cyclistes sont revenus sur moi : Alors que 250 à 300 mètres nous séparaient au bas du REPOSOIR, il n’y en avait plus que 50 tout la haut…..
J’ai félicité "papi" qui venait de se taper 20 bornes d’ascension à 68 ans : Il était parti de Cluses (pour se taper du dénivelé……)
Lorsque je lui ai dis que je venais de me taper LA COLOMBIERE sur ses deux versants….il n’en revenait pas non plus et m’a félicité à son tour….
Quand je vous disais qu’il y avait une superbe ambiance entre cyclistes là haut….
Et puis je suis redescendu sur SAINT JEAN, en relançant très fort après chaque épingle et en envoyant la sauce sur des secteurs bien rectilignes ou j’atteindrai les 65 km/h….(mais comment font les pros pour rouler à 100 km/h ?)
De retour à l’appart, un examen détaillé de mon pneu arrière me décidera d’investir dans des nouvelles gommes, parce que plusieurs petites entailles et déformations commencent à laisser apparaître de la toile……
Il ne manquerait plus que j’explose du pneu arrière à 65 km/h et me retrouve ejecté dans un ravin avec pour seul échapatoir, me servir de mon sac à dos grand ouvert comme parapente…….
Alors demain, pas de vélo, mais un peu de mécanique…..
BILAN : 45 kilomètres environ (j’ai oublié de remettre en route ma 305 au début de la dernière descente) un denivelé de 1547 mètres pour 02h06’ de vélo….141 pulses de moyenne.
SENSATIONS : Très bonnes. Une ascension plus simple dans un décor somptueux côté LE CHINAILLON et le contraire du côté LE REPOSOIR.
excusez le retard....je suis rentré du boulot un peu tard....
Sinon, ce premier jour de septembre, j'ai fait 75 bornes à 30 km/h entre 44 et 161 mètres d'altitude.....ça fait tout drole....les côtes ont été avalées toutes seules...par contre, sur le plat, je trouve l'avoir eu dur.....
La suite demain...