Blog récapitulant mes entrainements et compétitions de course à pieds et de cyclisme
Lundi 19 Avril 2010 , 18h40
Direct après avoir bossé du matin, (bosser c'est peut être un grand mot pour ce que j'ai fais ce matin...), je suis allé faire quelques achats avant de rentrer à la maison et manger en tête à tête avec madame (reprise des cours oblige)...il était déjà 14 heures 30...
Après, comme jamais, la sieste fut d'une violence...Madame a du me secouer tellement j'étais plongé dans un sommeil récupérateur : Il était déjà 17h00....Ouais, j'avais récupéré pendant 2H30.....(c'est dur la reprise du boulot après plus de 15 jours de congès....On s'était habitué à se lever tard..... )
Après avoir pris un p'tit gouter et passé un moment dans le jardin, à arroser mes salades, mes fraises etc, je me suis dit qu'une heure de "Giant" serait la bienvenue, juste pour mouliner un peu....
J'ai alors décidé de faire ma boucle habituelle, (autour du beffroi), mais en sens inverse....je ne l'ai jamais faites à contre sens ...D'ou l'intitulé de mon d'article : "Tourau du froibé" (Autour du beffroi en verlant...dès fois qu'y en a qui auraient pas compris...)
Je partirai pas trop couvert, mais avec ma veste thermique néanmoins sur le dos...le soir va vite tomber et les températures dégringolent rapidement en fin de journée...
J'ai envie de mouliner les jambes, sans forcer.
Je ne sais pas comment elles vont réagir sur mes premiers tours de pédales, parce qu'hier, ça tirait bien dans les cuisses quand je suis parti....
Mais dès les premiers tours de roues, je ne ressens aucun tiraillement, alors je me dis qu'il faut mouliner, certes, mais a un rythme soutenu quand même...
Et puis, comme d'hab, ce qui devait arriver arriva : Comme je me trouvais bien...Allez, 30 km/h de moyenne tout le temps, ce serait bien....
Je savais que je partais pour 34,5 kilomètres et que je n'allais connaître qu'une grosse difficulté en fin de parcours....La montée du resto "LA CHARTREUSE" à GOSNAY....
Elle n'est pas bien longue, mais elle calme les ardeurs
Alors j'ai régulièrement "zieuté" le cadran de ma 305 que j'avais fixé à mon guidon, pour surveiller ma régularité...
Jusqu'au 10ème kilomètre, j'arriverai à me contenir à 31 km/h de moyenne, en pédalant toujours sur le pignon supérieur, sans appuyer sur les pédales comme un forçat ( je mouline, je mouline...)
Je me sens bien et à la sortie de Beuvry, je change de direction pour un avoir le vent un peu plus favorable...Je l'avais de face en partant et là, il souffle 3/4 de côté
Alors, j'actionne le petit levier droit de ma poignée de frein et descend d'une vitesse.
Je mouline toujours autant, mais ma vitesse s'en trouve augmentée.
Les dix kilomètres suivants seront effectués à une moyenne de 33,6 km/h !!!!!. Je ne me rends pas vraiment compte que je roule "sec" à cet instant, car j'ai sous les yeux ma 305 qui m'indique uniquement ma distance parcourue et le chrono qui tourne :
Comme je sais que tourner le kilomètre en 2 minutes, nous donne une moyenne de 30km/h, mon calcul est vite fait : Je tourne à plus de 30 car je viens de voir qu' au passage du 20 ème kilo, mon chrono notait 37 minutes...
Le parcours est en majeure partie plat
C'est en attaquant les dix kilomètres suivants, vent dans le dos, dans un faux plat descendant menant sur Gonnehem et chocques, que j'actionne ma 305 pour changer de cadran, et choisir celui que je me suis programmé et qui me précise :
vitesse instantanée (42 km/h), vitesse maxi (45 km/h) et vitesse moyenne (33,5 km/h) : PFFFFFIOU, j'en reviens pas, je bombarde comme un "ébeulé"....
Alors à cet instant, j'me dis : "Merde, mes potes blogeurs vont pas me croire, ils vont se dire : "j'suis sûr qu' il gonfle ses chiffres, qu'il a trafiqué sa 305 et qu'en plus, y doit s' doper ou avoir de la buée sur ses lunettes....."
Au 25 ème kilomètre, j'ai décidé de continuer mon effort de "moulinage" et d'appuyer un peu pour essayer de tenir ce record qui s'annonçait.
Je viens d'annalyser les dix kilomètres précédents la fameuse côtes de Gosnay...ma moyenne est de 36 km/h!!!!!!!!!!!
Le coup de bambou, je l'aurai au pied de la côte de Gosnay que je décide de monter en danseuse sur mon grand plateau...
Tout a bien fonctionné jusqu'à mi côte et v'lan...pu rien...Obligé de passer sur le petit plateau et de me reassoir sur le vélo.....je suis asphyxié et là, je mouline et mouline encore, mais je n'avance plus...
Les 5 derniers kilomètres se feront à l'arrache pour tenir ma moyenne qui se fixera à 33,3...
Ouf, je ne vous dis pas comment j'ai mouillé le maillot et l'intérieur du casque sur les 15 derniers kilomètres...
Jetez un coup d'oeil au tableau qui suit....j'en reviens toujours pas...
Il n'empêche que j'ai retenu une petite leçon de cet exercice : "Il vaut mieux mouliner sans trop appuyer ni forcer que l'inverse..." : J'ai déjà réalisé un bon petit chrono à l'époque avec mon "Gi(an)tane en faisant la même chose : MOU LI NER.
Après, je me suis dis que la sieste y était p'têt pour beaucoup...que les trois tranches de brioches au miel du gouter p'têt aussi...il n'empêche que j'ai péter un temps "de la race de la vie de sa mère" comme dirait Pascal link, le blogeur "Africain", probablement encore au TOGO avec ce nuage de poussière nous venant d'Islande et qui empèche tout vol aérien...
Bilan : 34,4 km en 1'02" à 33, 3 km/h de moyenne
Sensations :........ Aux anges
Demain, un p'tit tour dans les collines de l'artois, sans 305....comme ça, je ne serai pas tenté...